La place du papa en néonatologie

La place du papa en néonatologie

Publié le 31/07/2026
Catégories : Vivre la prématurité

La place du papa en néonatologie

La place du papa en néonatologie

On parle beaucoup, et à juste titre, de ce que vit la mère lors d'une naissance prématurée — son corps, sa récupération, son lien avec le bébé. On parle en revanche beaucoup moins souvent de l'autre parent, du papa ou du second parent, dont la place est pourtant tout aussi essentielle, et parfois plus complexe à trouver. Cet article lui est dédié.

Une charge logistique qui retombe souvent sur lui

Pendant que la maman récupère ou reste hospitalisée, c'est fréquemment le second parent qui se retrouve à porter l'ensemble de la logistique : les allers-retours entre le domicile et l'hôpital, les démarches administratives, le travail à concilier avec des visites quotidiennes, parfois la gestion des autres enfants à la maison. Cette charge, souvent invisible, laisse peu de temps pour vivre et digérer ce qui se passe émotionnellement.

Un rôle parfois mis de côté par l'entourage

Il n'est pas rare que l'entourage s'adresse presque exclusivement à la mère pour prendre des nouvelles ("comment va-t-elle ?"), en oubliant que le second parent traverse, lui aussi, une épreuve. Cette invisibilisation, bien qu'involontaire, peut renforcer un sentiment de solitude ou l'impression de devoir "tenir" sans jamais avoir le droit de flancher.

Le peau à peau, un moment de reconnexion précieux

Quand il est proposé par l'équipe soignante, le peau à peau avec le second parent est un moment particulièrement précieux. Il permet de créer un lien direct et intime avec le bébé, à un moment où l'on peut parfois se sentir spectateur plus qu'acteur de la situation. Ce contact physique, simple mais puissant, aide à se sentir pleinement parent, au même titre que la mère.

S'autoriser à exprimer ses propres émotions

Le second parent ressent, lui aussi, de l'inquiétude, de la fatigue, parfois de la culpabilité ou un sentiment d'impuissance face à une situation qu'il ne contrôle pas. Ces émotions sont tout aussi légitimes que celles de la mère, même si elles s'expriment parfois différemment — davantage dans l'action et l'organisation que dans les mots. Se donner le droit d'en parler, à sa/son partenaire, à l'équipe soignante ou à d'autres parents, fait partie intégrante de l'accompagnement.

Trouver sa place au fil des jours

Il n'y a pas de mode d'emploi pour être un bon second parent en néonatologie. Poser des questions à l'équipe soignante, demander à participer aux soins quand cela est possible (change, bain, biberon), ou simplement être présent aux côtés du bébé, sont autant de façons de construire, à son rythme, ce lien de parent.


Vous vivez cette épreuve à deux ? Découvrez notre article sur le couple face à la prématurité. Vous cherchez à comprendre le déroulement du séjour en néonatologie ? Consultez notre rubrique À l'hôpital.

Partager ce contenu

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. Pour en savoir plus, cliquez ici.

x