Prendre soin de soi pendant l'hospitalisation de bébé
Publié le
31/07/2026
Catégories :
Vivre la prématurité
Prendre soin de soi en tant que parent de prématuré
Prendre soin de soi en tant que parent de prématuré
Entre les visites à l'hôpital, le tire-lait, les trajets, le travail parfois, et l'attention portée en permanence à son bébé, le parent s'oublie souvent en premier lors d'un séjour en néonatologie. Pourtant, prendre soin de soi — même par de tout petits gestes — n'est pas un luxe pendant cette période, c'est une nécessité pour tenir la distance et pouvoir être pleinement présent auprès de votre bébé.
Pourquoi c'est si difficile de penser à soi
Tout, dans cette période, semble légitimement tourné vers le bébé : son poids, ses examens, ses progrès. Face à cette urgence permanente, les besoins du parent passent naturellement au second plan — manger correctement, dormir un minimum, sortir prendre l'air peuvent sembler dérisoires en comparaison. Pourtant, un parent épuisé a moins de ressources pour traverser la durée du séjour, qui peut s'étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
De petits gestes qui font une vraie différence
Il ne s'agit pas de trouver de grandes plages de temps libre — elles n'existent souvent tout simplement pas pendant cette période — mais de petits gestes réalistes, glissés dans le quotidien :
- Accepter de manger un vrai repas, même rapide, plutôt que de sauter des repas par manque de temps
- Profiter d'un trajet à pied jusqu'à l'hôpital pour prendre l'air quelques minutes
- Accepter l'aide proposée par un proche pour une course, un repas préparé, une lessive
- Se ménager, quand c'est possible, un très court moment rien qu'à soi — même dix minutes
- Ne pas culpabiliser de rentrer dormir chez soi plutôt que de rester en continu à l'hôpital, si votre état de santé ou votre fatigue l'exigent
Accepter l'aide de l'entourage
Beaucoup de parents ont du mal à accepter de l'aide pendant cette période, avec le sentiment que "ce n'est rien" comparé à ce que vit leur bébé. Pourtant, laisser un proche s'occuper d'une tâche du quotidien n'est pas un aveu de faiblesse — c'est ce qui vous permet de garder de l'énergie pour ce qui compte vraiment : être présent auprès de votre enfant.
Se relayer, quand c'est possible
Si vous êtes en couple ou entouré(e) d'autres proches disponibles, envisager un système de relais pour les visites à l'hôpital peut permettre à chacun de souffler à tour de rôle, sans pour autant réduire le temps passé auprès du bébé.
Ne pas hésiter à en parler
Si la fatigue, le stress ou les émotions deviennent difficiles à porter seul(e), en parler à l'équipe soignante, à un(e) psychologue de l'unité, ou à votre médecin traitant, fait partie des ressources disponibles pendant cette période. Prendre soin de vous n'est pas secondaire par rapport à prendre soin de votre bébé — c'est ce qui vous permet de le faire dans la durée.
Vous vous sentez submergé(e) par vos émotions pendant cette période ? Notre article sur les émotions du parent en néonatologie peut vous aider à mettre des mots dessus. Vous cherchez à en parler à votre entourage ? Consultez notre article sur expliquer la prématurité à son entourage.